Et si on apprenait à se connaître? (5 de 5)

Et voilà; la cinquième et dernière semaine de cette ronde de présentations de la belle famille Lefebvre-St-Arnaud qui, je l’espère, vous aura permis d’en apprendre un peu plus sur vos fermier(ère)s et sur ce qui nous anime. Cinq semaines, et autant d’individus aux personnalités différentes quoique complémentaires, aux caractères distincts quoique parfois trop pareils, mais surtout aux mêmes rêves fous… Et je conclus cette ronde avec quelques mots sur moi, Florence, l’aînée des trois relèves.

Du haut de mes 31 ans, je peux vous assurer que mon adolescence ne laissait en rien présager un futur agricole de mon côté.
Passionnée des communications depuis toujours (la famille se souviendra de mes longs discours sur la pollution, debout sur la table à pique-nique chez ma grand-mère quand j’avais 5 ans…), mon premier choix universitaire s’était arrêté, en 2006, sur une formation en communication publique que j’avais préférée au BAC en droit.

Mes premières expériences avec la conduite de tracteurs…

Cette aventure allait être bien brève puisque, établie à Québec et me trouvant bien loin de ma famille et de « ma » ferme, j’allais vite réaliser qu’au fond, j’étais incapable de me détacher du milieu agricole et de l’entreprise qui m’avait vue grandir…

Ce fût le début d’une aventure majestueuse! Revirement de situation et changement d’orientation par-dessus déménagements; nous franchissions fragilement en 2007 les tout premiers pas d’un processus de transfert qui allait s’avérer être long et bénéfique dans ce que nous lui avons souvent reproché à tort; sa lenteur.

Aujourd’hui détentrice d’un baccalauréat en administration des affaires et copropriétaire de la ferme, force est d’admettre que peu importe la sinuosité du chemin qu’on emprunte, je suis bien placée pour vous dire que l’important, c’est la finalité qui nous attend au bout de la route.

Jamais je n’ai regretté d’avoir sauté à pieds joints dans cette folle idée qu’est l’entrepreneuriat, parce que c’est bien ce que nous sommes; des entrepreneurs. Fini le temps où les fermiers déambulaient gaiement fourche à la main et brin d’foin au bec; vos fermiers de famille sont des passionnés, fous du travail, trop souvent workaholic qui donnent tout ce qu’ils ont pour faire leur travail de façon innovante et leur travail, c’est de vous nourrir et de se nourrir eux-mêmes. Nourrir leur soif de nouveauté, nourrir leur besoin constant d’avancement, nourrir leur envie de changer le monde et nourrir le besoin qu’ils ont de transmettre cette flamme qui les anime.

Et certes, tout ça ne se fait pas sans heurt. Nos conjoint(e)s, nos enfants et ceux que nous aurons, nos familles élargies; tous ces gens sont nos piliers. Vous savez, nous sommes à Campanipol une famille de fermiers de famille, mais sans ceux qui nous entourent, qui nous supportent et qui restent là même quand on rapport une grêle ou une sécheresse à la maison, on ne serait franchement pas grand chose au final…

Je pense qu’il n’y a pas plus belle façon de terminer cette ronde de présentation que j’ai voulue honnête et sincère qu’en adressant à notre entourage immédiat et à vous, nos abonné(e)s, nos ami(e)s, nos fidèles, le plus gros et le plus senti des mercis. Vous nous permettez de faire ce que nous aimons; de vivre par et pour nos ambitions et nos rêves… Et ça, c’est selon moi le plus beau des cadeaux que nous puissions faire à nos entrepreneur(e)s locaux.

 

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